Le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH)

Le BIDDHest une institution de l’OSCE qui œuvre dans le domaine des droits de l’homme

Le BIDDH est une institution autonome de l’OSCE qui œuvre dans le domaine des droits de l’homme
Pour les Etats participants de l’OSCE, une sécurité durable ne peut être obtenue sans le respect des droits de l’homme, ni institutions démocratiques.
Le BIDDH, créé en 1990 a son siège à Varsovie, en Pologne. Il emploie près de 150 personnes de plus de trente pays.
Il a pour mission d’assister les gouvernements à tenir leurs engagements dans le domaine des droits de l’homme et de la démocratie.
Depuis juillet 2008, M. Janez Lenarčič (Slovénie) est le directeur du BIDDH
Les engagements pris par les Etats participants dans le cadre de la dimension humaine pour la sécurité en Europe
Formant à l’origine la troisième corbeille de l’acte final d’Helsinki (1975), les engagements pris dans le cadre de la dimension humaine portent sur le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales mais aussi sur celui des standards démocratiques. Ces engagements ont été constamment réaffirmés et enrichis par les textes ultérieurs adoptés par les Etats participants dans le cadre de la CSCE puis de l’OSCE. Ils font l’objet d’une compilation du BIDDH disponible en anglais sur la page http://www.osce.org/odihr/43546.

On peut citer notamment les engagements suivants :
Les Etats participants respectent les droits de l’homme et les libertés fondamentales, y compris la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion. Ils favorisent et encouragent l’exercice effectif des libertés et droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et autres. (Helsinki, 1975)
Les droits de l’homme et les libertés fondamentales sont inhérents à tous les êtres humains, inaliénables et garantis par la loi. La responsabilité première des gouvernements est de les protéger et de les promouvoir. (Paris, 1990) Le gouvernement démocratique repose sur la volonté du peuple, exprimée à intervalles réguliers par des élections libres et équitables. La démocratie est fondée sur le respect de la personne humaine et de l’Etat de droit. (Paris, 1990)
[Les Etats participants] s’engagent à édifier, consolider et raffermir la démocratie comme seul système de gouvernement de nos nations. (Paris, 1990)
Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’état de droit est au cœur du concept global de sécurité de l’OSCE. (Istanbul, 1999)
Les Etats participants doivent rendre compte à leurs citoyens et sont responsables les uns envers les autres de l’exécution des engagements qu’ils ont pris au titre de l’OSCE. (Istanbul, 1999)
Comment le BIDDH travaille-t-il pour défendre les droits de l’homme ?
Le Bureau travaille avec les autres institutions de l’OSCE, les missions de terrain, les organisations internationales et la société civile.
Le BIDDH œuvre dans cinq domaines : les élections, la démocratisation, les droits de l’homme, la tolérance et la non-discrimination, et les questions relatives aux Roms et aux Sinti.
Le BIDDH :
- observe des élections pour évaluer leur conformité aux engagements de l’OSCE en la matière,
- fournit une assistance à l’amélioration du processus électoral,
- prête son concours aux Etats dans la mise en conformité de leurs lois avec les engagements de l’OSCE,
- observe les manifestations et les procès à la demande des Etats participants de l’OSCE pour évaluer leur conformité aux engagements de l’OSCE en la matière,
- soutient la gouvernance démocratique et l’état de droit,
- travaille au renforcement des capacités des défenseurs des droits de l’homme, à la coopération entre défenseurs, autorités publiques et institutions nationales des droits de l’homme,
- met en place des activités de formation et d’éducation aux droits de l’homme,
- aide les Etats à combattre les crimes inspirés par la haine et les autres manifestations violentes d’intolérance,
- a créé un Point de contact pour les questions concernant les Roms et les Sinti afin de faire progresser leurs droits.

Comment est financé le BIDDH ?

Les activités du BIDDH sont financées par un budget qui est approuvé chaque année par les Etats participants, et par des contributions volontaires des Etats participants.

Dernière modification : 27/05/2014

Haut de page