(Photo OSCE/Bela Szandelszky)
Pendant 15 ans, la profonde division de l’Europe a empêché toute mise en œuvre effective des principes de Helsinki dans cette corbeille. A partir de 1990, l’OSCE a souhaité jouer un rôle plus actif en matière de coopération économique et environnementale en Europe (document de Bonn appelant les Etats participants de la CSCE à promouvoir l’économie de marché, ainsi que les échanges d’information dans la sphère environnementale).
Au cours des dernières années, les décisions adoptées lors des conseils ministériels de l’OSCE sont allées dans le sens d’un renforcement progressif de la dimension économique et environnementale (Stratégie de Maastricht de 2003 déterminant le champ d’activité de l’OSCE dans la deuxième dimension).
Une structure dédiée au soutien des travaux de cette dimension a été créée au sein du secrétariat de l’OSCE à Vienne sous l’autorité du Coordinateur pour les affaires économiques et environnementales (décision n° 194 du Conseil permanent du 5 novembre 1997). Le mandat du Coordinateur prévoit que son bureau facilite la coopération économique et environnementale parmi les Etats participants de l’OSCE, et si besoin parmi les partenaires pour la coopération méditerranéens et asiatiques.
M. Goran Svilanovic, ancien Ministre des Affaires étrangères de la République de Serbie, occupe ce poste depuis le 1er décembre 2008. Il dispose du soutien d’une équipe d’une dizaine d’administrateurs basés à Vienne ainsi que d’une vingtaine d’administrateurs économiques et environnementaux affectés dans les missions de terrain. Ceux-ci sont notamment chargés d’identifier, d’observer et de proposer des réponses aux menaces économiques et environnementales susceptibles d’affecter la sécurité et la stabilité dans l’espace de l’OSCE.
Les activités du bureau du coordinateur se concentrent pour l’heure sur :
1. la promotion de la bonne gouvernance et le soutien aux Etats participants pour la promotion d’un climat favorable des affaires ;
2. la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et des autres formes de crimes transnationaux ;
3. l’encouragement à l’établissement de politiques de migration efficaces dans les Etats d’origine et de destination ;
4. le soutien au dialogue sur les questions relatives à la sécurité énergétique ;
5. la promotion de la coopération entre les Etats participants dans le domaine des transports ;
6. la promotion du développement durable à travers des actions de sensibilisation à la sécurité environnementale (gestion de l’eau, dégradation des sols, déchets toxiques)
7. le développement de l’initiative ENVSEC en coopération avec les autres organisations internationales.
Trois décisions ont été adoptées à l’occasion de la dernière session du Conseil ministériel d’Athènes : pour l’essentiel, elles appellent à un renforcement de la coopération des Etats participants dans le domaine des migrations, à l’organisation de consultations et d’une conférence sur le rôle de l’OSCE dans le domaine de la sécurité énergétique et au renforcement de l’efficacité des travaux de cette dimension. Malgré les efforts de l’Union européenne, aucun consensus n’a pu se dégager en faveur d’une décision relative au changement climatique.
La Présidence en exercice kazakhstanaise a fait des transports terrestres et de la sécurité environnementale ses priorités pour cette dimension au cours de l’année 2010 : le Forum économique et environnemental porte ainsi en 2010 sur les transports routiers et ferroviaires. Une conférence des donateurs sur le sauvetage de la Mer d’Aral devrait également être organisée. regard./.